Un gouvernement minoritaire libéral

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Élection 2015, Ottawa, politique, Verdun

Lundi dernier, sur ce blogue, je prédisais l’élection de 134 libéraux (35%), 120 Conservateurs (32%), 75 Néodémocrates (23%), 8 Bloquistes (23% au Québec) et 1 parti Vert (5%).

Aujourd’hui, j’ai peu de raisons de changer cette prédiction.

La gaffe stupide de Daniel Gagnier ne jouera pas beaucoup contre les Libéraux et Mulcair aura, une fois de plus, enfourché le mauvais cheval dans une tentative désespérée de rattraper quelque uns des votes perdus depuis la mi-septembre.

Justin Trudeau devra sans doute se résoudre à la collecte d’une vingtaine de députés au Québec, à moins que les électeurs francophones, qu’il partage à égalité (autour de 30%) avec le NPD et le Bloc, ne se rallient en masse derrière lui. Ce qui est peu probable. Néanmoins, il peut espérer l’emporter dans toutes les provinces, sauf au Québec, qui n’a pas oublié le rapatriement unilatéral de la Constitution en 1982 et dans l’Ouest canadien, qui n’a pas oublié la politique énergétique de son père au milieu des années 70.

Les frères Ford ne réussiront pas à sauver le soldat Harper, dont l’armé, toujours efficace sur le terrain, demeurera redoutable demain. Peut-être lui vaudra-t-elle quelques précieux points de pourcentage de plus que ce que les sondages indiquent. Les conservateurs fédéraux, comme les libéraux du Québec, bénéficient de ce que Robert Bourassa appelait si justement la «prime à l’urne».

Malgré un dernier weekend réussi pour Thomas Mulcair, il est trop tard pour récupérer ailleurs qu’en Colombie britannique. Au mieux, il peut espérer limiter les dégâts au Québec.

Difficile de prédire le sort du Bloc avec certitude. Avec un score égal à ce que lui reconnaissent aujourd’hui les sondages, il n’a fait élire que 4 députés en 2011. Il est vrai que la vague orange n’avait pas laissé grand-chose aux autres cette année-là. La division du vote et l’effondrement  de celui du NPD cette année semblent le favoriser

L’élection de trois des cinq chefs de parti (Trudeau, Harper et Madame May) ne fait aucun doute. Celle de Mulcair, bien que probable, est loin d’être acquise. Duceppe lutte pour sa survie dans une bataille que l’on dit titanesque et dont on ne peut prédire l’issue.

Dans Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-sœurs, l’excellent candidat libéral, Marc Miller, devrait l’emporter plutôt facilement. Il est un proche de son chef Justin Trudeau. Enfin, dans le second comté «verdunois», un autre candidat libéral, David Lametti, qu’on dit ministrable, devrait sortir vainqueur d’un duel serré avec la députée NPD sortante.

Le prochain gouvernement du Canada sera minoritaire et libéral.

PLC:  134 (35%)

PCC:  120 (32%)

NPD:   75  (23%)

BLOC:   8  (23% au Québec)   

VERT :  1  (5%)

P.S. Mais il se pourrait fort que les Libéraux grimpent à 140-142, les Conservateurs à 122-124 et que le NPD tombe à 65-68 et le Bloc à 4 comtés…

La parole est maintenant aux électeurs canadiens.

 

Publié par

Homme politique à la retraite active, analyste et commentateur, toujours passionné d'affaires publiques, de lecture et de musique. Auteur de DE LA CRISE D'OCTOBRE AU PRINTEMPS ÉRABLE, Québec Amérique 2015

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