NOTRE GOLF DOIT DEMEURER PUBLIC

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Non classé, politique, Verdun

Je reprends aujourd’hui une partie de deux textes publiés ici l’automne dernier sur la question du golf de l’ïle-des-Soeurs. Le texte suivant en résulte pour coller à l’actualité.

L’article suivant reprend en grande partie deux feuillets que j’ai consacrés, l’automne dernier à la tentative de privatisation du golf de l’ïle-des-soeurs. Je crois utile de rappeler ces choses à la veille de la tenue d’une soirée d’information présidée par le maire Jean-François Parenteau, qui aura lieu demain soir au Centre Elgar

Depuis mon retrait de la politique, il y a plus de 6 ans, je ne suis pas intervenu dans les affaires de l’arrondissement.

Ce qui se passe en face de chez moi (j’habite au Vistal 2, face au golf) m’oblige aujourd`hui à dire haut et fort que la transformation de golf public en golf privé opérée en catimini par son propriétaire par bail emphytéotique, monsieur Pierre Emond ne saurait être tolérée, qu’elle doit être vigoureusement dénoncée et que les tribunaux doivent être invités à intervenir aussi rapidement que la traditionnelle lenteur juridique le leur permet.

Profitant de la construction de ses installations (boutique du pro, restaurant, terrain de pratique) et de modifications mineures à certaines parties de son terrain, lesquelles se sont étendues sur près de deux ans, monsieur Emond a discrètement, certains diront hypocritement, changé la nature même de la vision et de la mission envisagée par l’arrondissement en transformant le golf de L’Île-des-Sœurs en terrain privé : nouveau nom ( Club Exécutif de Montréal  ), nouvelle vocation (membership privé). Cela est inacceptable.

Le golf de L’Île-des-Sœurs a été fermé pendant près de deux ans. Son propriétaire unique, monsieur Pierre Émond, pour l’avoir racheté des promoteurs originaux qui, il faut bien le reconnaître aujourd’hui, ont fait l’énorme erreur de l’approcher par manque de capital, est en froid avec un peu tout le monde. Il l’était avec moi, il l’est aujourd’hui avec monsieur Parenteau. Certaines des questions qui nous opposaient, notamment celle de l’approvisionnement en eau à partir du fleuve plutôt qu’avec l’eau potable de la Ville, l’opposent encore à l’arrondissement. De nombreuses autres s’y sont ajoutées. Il a maintenant franchi l’infranchissable en spoliant tout simplement un bien public.

Un scandale qu’on doit dénoncer

C’est un scandale qui doit être dénoncé vigoureusement et ses conséquences arrêtées dans les meilleurs délais. J’ajouterais qu’entretemps, aucun geste, aussi anodin soit-il, ne doit être fait, aucune action ne doit être posée, surtout pas par des individus, groupes ou organisations apparentés à des organismes publics, qui puisse être interprété comme un appui à cette transformation éhontée. Simple mais essentielle question d’éthique, de sens civique.

Avec la prudence qu’exige des autorités publiques le recours judiciaire, le maire Jean-François Parenteau nous informera lundi soir de l’état de la situation et des actions qu’il a posées et qu’il entend poser pour faire respecter les droits de l’arrondissement.

 La vision de 2006

Dans ce contexte, il convient de rappeler la vision de l’arrondissement en 2006 et la mission que se donnait le groupe de jeunes entrepreneurs pour la réaliser : fournir aux citoyens de Verdun d’abord, aux Montréalais et au grand public ensuite, un terrain de golf écologique et public de 9 trous, répondant aux souhaits exprimés depuis des années à la suite de la fermeture de l’ancien golf situé au centre de l’Île. Le tout dans le contexte d’accords complexes d’échanges de terrains qui dataient de la fin des années 80 et en présence d’une contamination des terrains qui rendait impossible toute vocation publique autre que celle de parc.

 Quatre mots étaient particulièrement importants dans cette vision/mission : écologique, public, Verdun d’abord.

            Un golf écologique : situé en plein quartier résidentiel, le nouveau parcours devait répondre aux normes écologiques les plus sévères et les plus modernes, de façon à contribuer à la préservation du Domaine Saint-Paul. Les résidents se rappellent encore (le maire aussi) les milliers de voyages de terre qu’il aura fallu déverser sur le site contaminé. Les promoteurs originaux ont respecté en tous points leurs engagements à ce chapitre.

            Un golf public : S’agissant d’un terrain public cédé à une entreprise privée par bail emphytéotique, il tombe sous le sens que la vocation de ce golf ne pouvait être que publique. Il n’a jamais été question d’autre chose ni dans la tête des dirigeants politiques de l’arrondissement ni dans celle des promoteurs de l’époque : ceux-ci allaient créer et gérer un golf public.

            Verdun d’abord : L’arrondissement en a fait une clause non négociable : à l’instar de villes comme Longueuil et Saint-Lambert (pour ne mentionner que celles-là, propriétaires de terrains cédés sous bail emphytéotique), les promoteurs devaient s’engager à avantager les citoyens verdunois d’une quelconque façon. Il fut convenu de réserver une priorité de départ aux détenteurs de la carte Accès Verdun (à l’époque). Cela aurait pu se concrétiser par un rabais, comme la chose se pratique ailleurs.

Rendez-vous lundi soir au Centre Elgar

Comme je l’avais fait l’automne dernier, j’ai communiqué publiquement et privément avec le maire Jean-François Parenteau au cours des derniers jours et l’ai assuré de mon appui personnel dans cette affaire. Je crois fermement en sa volonté de résister à cette agression (il n’existe pas d’autre mot) par tous les moyens à sa disposition.

J’assisterai à la rencontre d’information de demain soir et vous invite à le faire aussi si vous pouvez vous déplacer au Centre Elgar à compter de 19:00 heure afin de clamer haut et fort votre indignation et votre écœurement devant la manœuvre de monsieur Émond et votre appui à notre maire, Jean-François Parenteau, dans la bataille qu’il a entreprise dans la défense de nos intérêts et des biens de la collectivité.

Publié par

Homme politique à la retraite active, analyste et commentateur, toujours passionné d'affaires publiques, de lecture et de musique. Auteur de DE LA CRISE D'OCTOBRE AU PRINTEMPS ÉRABLE, Québec Amérique 2015

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