Daniel Johnson à la barre

Laisser un commentaire
Québec

Philippe Couillard a eu la main heureuse en invitant Daniel Johnson à présider sa campagne électorale d’abord et son comité de transition ensuite. L’homme est irréprochable, sa feuille de route aussi impeccable qu’impressionnante, son leadership sobre. Sans parler, bien sûr, de sa vaste expérience en matière de gestion politique et gouvernementale. L’homme de la situation.

Avant de poursuivre, en ces temps de divulgation de conflits potentiels ou réels, je dois à mes lecteurs la déclaration suivante : Daniel Johnson et moi nous connaissons depuis près de 50 ans, nos premières rencontres remontant aux temps, si mes souvenirs sont exacts, des parlements écoles des années 60. Nous avons étudié ensemble à Londres à la fin de ces mêmes années. Secrétaire général de Power Corporation 10 ans plus tard, il m’invita à diriger le Centre Éducatif et Culturel.

Bien qu’ayant servi Robert Bourassa à titre de Secrétaire administratif, puis de chef de cabinet adjoint de 1970 à 1975, j’appuyai la candidature de Daniel au leadership de 1983 sans m’y investir vraiment, étant retenu de longues semaines à l’extérieur du pays par des fonctions accaparantes. Cela et d’autres facteurs d’ordre linguistique, géographique, de genre, sans parler de l’intervention féroce d’un certain Marc-Yvan Côté, qui avait la mémoire aussi longue que les dents, me coûta un poste ministériel.

Début 1994, Daniel et moi évoquâmes la possibilité d’une collaboration étroite au cabinet du nouveau premier ministre du Québec pour rapidement convenir qu’il serait peu séant de démissionner d’un poste que j’occupais depuis quelques mois seulement au sein de l’empire Quebecor.

Bref, j’ai la chance et l’honneur de compter Daniel Johnson au nombre de mes quelques amis réels, bien que je le vois assez peu, carrières maintenant distinctes obligeant.

Monsieur Couillard, donc, a eu la main heureuse. Cela en dit long sur l’excellence de son jugement. Le comité de transition est formé de proches du nouveau chef, qui sont également fort connus de monsieur Johnson. Roberto Iglesias et Jean-Louis Dufresne ont servi avec monsieur Couillard quand il était ministre sous Jean Charest, le premier comme chef de cabinet, le second comme sous-ministre. Ils connaissent déjà fort bien l’appareil gouvernemental. Christian Lessard aussi, évidemment, qui a été directeur des communications du premier ministre Charest avant de diriger avec brio la campagne libérale victorieuse.

Deux vieux routiers s’ajoutent à ce fort trio, deux hommes qui ont travaillé des deux côtés de la barricade, si je puis dire ainsi, deux hommes que je connais bien. Parce qu’ils sont de «vieux» routiers! Sans doute. Surtout, parce j’ai travaillé avec l’un et l’autre au cours de ma carrière. Ancien ministre des finances dans le Cabinet Charest, Michel Audet était aux Finances, au Revenu et plus tard à l’Industrie et au Commerce pendant qu’un autre ancien ministre de Jean Charest, Yvon Marcoux, à qui j’ai suggéré quelques jours avant le début de la campagne de faire place à la relève, travaillait aux Finances et au Trésor, alors que j’étais au cabinet du Premier-ministre Bourassa et agissait comme sous-ministre adjoint aux affaires municipales quand j’occupais le même poste au ministère des Affaires culturelles à la fin des années 70. (on parlait déjà des «vraies» affaires…puisqu’on nommait les ministères ainsi). J’ai souvent revu l’un et l’autre au cours de rencontres sociales ou politiques au cours des ans. Plus souvent Michel Audet, qui habite l’Ile-des-Sœurs.

Sous le leadership de Daniel Johnson, cette équipe s’assure que la prochaine direction libérale, tant politique qu’administrative sera irréprochable sur le plan de l’éthique, efficace, dynamique, moderne et qu’elle fera place aux meilleurs d’entre nous, peu importe sa provenance.

Le défi est de taille car les attentes sont élevées et les doutes, fondés ou pas, nombreux.

Publié par

Homme politique à la retraite active, analyste et commentateur, toujours passionné d'affaires publiques, de lecture et de musique. Auteur de DE LA CRISE D'OCTOBRE AU PRINTEMPS ÉRABLE, Québec Amérique 2015

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s